Nan

 

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Aux confins nord-est du pays, Nan mérite le détour pour sa beauté naturelle et ses groupes ethniques, très différents de ceux des autres provinces septentrionales. En dehors de la vallée de Mae Nam Nan, les Mien et, dans une moindre mesure, les Hmong prédominent, mais la province accueille 4 autres groupes moins connus et rarement rencontrés ailleurs : les Thaï Lü, les Mrabri, les Htin et les Khamu.

Les étrangers peuvent désormais entrer au Laos au village de Ban Huay Kon, à 140 km au nord de Nan

Nan

Du fait de son isolement, Nan n'est pas une destination touristique. De plus, son centre-ville n'a guère de caractère. Cependant, si vous prenez le temps de vous y rendre, vous découvrirez une cité riche en histoire et en culture. Nombre de ses habitants sont des Thaï Lü, les descendants d'immigrants venus du Xishuangbanna, en Chine du Sud. Cet héritage culturel se manifeste dans l'art et l'architecture, en particulier dans ses temples ravissants. Les vestiges des remparts et de plusieurs wkt anciens témoignent d'une l'influence lanna.

Histoire

Pendant des siècles, Nan fut un royaume indépendant et isolé, pratiquement coupé du monde extérieur. La région, habitée depuis la préhistoire, devint une puissance quand plusieurs petits meuang (cités-États) s'unirent pour former le Nanthaburi au milieu du XIV siècle. À la fin du XIV siècle, Nan était l'une des neuf principautés thaï-lao du Nord, qui comprenaient Lan Na Thai. La cité-État prospéra jusqu'au XV siècle sous le nom de Chiang Kiang (cité du Milieu), une référence à son emplacement à mi-chemin entre Chiang Mai (Ville nouvelle) et Chiang Thong (Cité dorée, l'actuelle Luang Prabang). Les Birmans envahirent le royaume en 1558 et nombre de ses habitants furent transférés comme esclaves en Birmanie ; la cité fut quasiment désertée jusqu'à ce que la Thaïlande de l'Ouest fut reprise aux Birmans en 1786. La dynastie locale retrouva alors sa souveraineté et demeura semi-autonome jusqu'en 1931, quand Nan se résigna à accepter la tutelle de Bangkok.

Trekking et rafting

Nan n'offre pas une pléthore de treks organisés comme Chiang Rai et Chiang Mai, et la plupart des visiteurs, surtout les Thaïlandais, préfèrent flotter que marcher. Le rafting sur la Mae Nam Wa, dans le nord de province, ne se pratique qu'en période de crue (de septembre à décembre), de préférence au début de la saison des pluies. Les rapides, de niveaux I à IV, longent une jungle préservée et des villages isolés.

 

LES PEINTURES MURALES DU WAT PHUMIN

Le Wat Phumin jouit en Thaïlande de la même célébrité que la chapelle Sixtine en Europe. Des reproductions de ses peintures murales sont en vente partout, au milieu du bric à brac du marché de nuit de Chiang Cà jusqu'aux cartes postales vendues à

Bangkok. Bien que représentant des scènes heureuses, elles furent réalisées à l'époque où Nan cessa d'être un royaume semi-indépendant et comportent plusieurs exemples de commentaires politiques et sociaux, une rareté dans l'art sacré thaïlandais.

Ces peintures, commandées par Jao Suliyaphong, le dernier roi de Nan, illustrent notamment le Khaddhana Jataka, une histoire relativement méconnue de l'une des vies du Bouddha qui, selon l'excellent ouvrage de l'historien David K. Wyatt, Reading Thai Murals, ne fut jamais décrite ailleurs dans le monde bouddhiste. Cette histoire, sur le côté gauche du mur nord du temple, représente un orphelin cherchant ses parents. Selon Wyatt, ce conte fut choisi comme une métaphore du royaume de Nan, également abandonné par une succession de "parents", les royaumes thaïs de Sukhothai, de Chiang Mai et d'Ayuthaya. A peu près à l'époque de la réalisation des peintures, Nan

fut incorporé au Siam par le roi Rama V, et la majeure partie de son territoire cédée à la France. Le mécontentement que provoqua cette décision apparaît dans une scène sur le mur ouest qui montre deux singes mâles tentant de copuler sur un fond qui, selon Wyatt, ressemblerait au drapeau français.

Les peintures sont tout aussi intéressantes pour leur beauté, d'autant plus remarquable que l'artiste Thit Buaphan ne disposait alors que d'une palette de couleurs limitée. Elles fascinent également par les descriptions vivantes de la vie quotidienne à Nan à la fin du XIX' siècle. Une représentation de trois membres d'une tribu montagnarde sur le mur ouest comporte des détails comme un homme avec un énorme goitre et un chien qui aboie, suggérant que ce groupe est étranger. La présence récurrente d'un homme portant un châle de femme, occupé à des tâches traditionnellement féminines, compte parmi les premières descriptions de katows (transsexuels). L'artiste s'est lui-même représenté sur le mur ouest, flirtant avec une

femme. Considérant que Thit Buaphan, l'artiste, passa plus de 20 ans pour achever ces peintures, on peut lui pardonner ce petit signe d'orgueil.

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